Rijeka est le plus grand port de Croatie. Ville de passage, ville frontière, ville industrielle. Après la guerre, elle a su rebondir et se tourne dorénavant vers l’activité touristique en valorisant son patrimoine industriel et multiculturel. Devenue aujourd’hui une ville dynamique et créative, elle affiche haut et fort ses valeurs de tolérance et de vivre ensemble. Pas étonnant que sa candidature ait été retenue pour être la capitale européenne de la culture en 2020 !
Depuis quinze ans, Rijeka a développé un angle touristique tourné vers la culture, les cultures. De la colline de Trsat, on domine toute la ville, la baie et le port. La forteresse de Trsat s’y dresse et a protégé la ville contre
les différents envahisseurs venus de Turquie et d’Italie jusqu’au XVIIe siècle. De ce fait et de par sa proximité avec la frontière italienne, sept kilomètres, Rijeka compte une importante communauté italienne avec un quotidien italien, un théâtre. Pendant les cent dernières années, la ville a changé six fois de nationalité de l’Empire austro-hongrois à la Croatie.

Culture et multiculturalité.
Depuis toujours, Rijeka a été une ville de culture alternative et d’avant-garde. C’est ici que le mouvement punk a commencé dans l’ensemble des Balkans ainsi que les communautés LGBT. En se promenant dans les rues de Rijeka, on ressent le fameux vibra inventé par ses habitants qui caractérise les bonnes vibrations et la créativité dégagées par la ville. Alliant patrimoine historique et industriel, de nombreux espaces culturels ont vu le jour pour accueillir les manifestations de la ville.

En février 2020, débutent les événements inscrits dans la programmation européenne de la culture. 27 000 m2 de friches industrielles ont été rénovés ou transformés afin d’accueillir les manifestations culturelles. L’ancienne usine Rikard Bencic accueille le Musée de la ville de Rijeka, le Musée d’art moderne et contemporain, la Bibliothèque et la Maison des enfants, un lieu consacré au développement artistique et créatif des enfants. La Croatie a également acheté le yacht Galeb, ancien navire de Tito lorsqu’il était à la tête de la Yougoslavie. Il mouille dans le port de Rijeka où il bénéficie d’importants travaux d’aménagement avant de devenir un musée flottant sur l’histoire de la Yougoslavie et de la Croatie et d’accueillir des artistes qui s’exprimeront sur cette thématique.

Une population investie. “À Rijeka, il n’y a pas de problème entre les différentes communautés et cultures. Nous avons réussi depuis longtemps à instaurer une parfaite harmonie qui repose sur le respect, la solidarité et l’ouverture d’esprit entre tous les habitants de la ville. En Croatie, elle est le symbole de la créativité et du dynamisme.” affirme Vojko Obersnel, le maire de la ville. En effet, depuis trois ans, dans une volonté de décentralisation de la culture, les citoyens et associations ont été formés à l’organisation d’activités culturelles, ont proposé des idées et travaillent à l’élaboration de ces projets. Ils se sont organisés en 27 groupes liés à 27 points en Europe.
En savoir plus :
www.croatie.fr
www.rijeka2020.eu



Boire un verre en terrasse 
L’eau est le symbole de Rijeka. Il y a des fontaines sur toutes les places de la ville.

Le picto du feu piéton est féminin ! 
Flâner dans les ruelles… 
Dans les environs de Rijeka, Opatija est une petite sation balnéaire au charme suranné 
La madone à la mouette veille sur le port d’Opatija
Reportage réalisé grâce à l’Office de tourisme de Croatie et les éditions Hachette.

